Paysages
4e Biennale d'Art Contemporain
Enghien-les-Bains

7 septembre - 7 octobre 2002
 

 

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Introduction
Thème Paysages

Lewis Baltz
Marcel Dinahet
Exilhäuser architekten
Simonetta Fadda
Claire-Jeanne Jézéquel
Walter Niedermayr
Dominique Petitgand
Wang Te-yu
Wu Mali


 

 

 

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Introduction

Interventions in situ à partir de la ville d'Enghien-les-Bains et de ses environs, toutes les œuvres sont initiées par au moins une visite voire un séjour dans la ville. Les œuvres prennent en compte le paysage ordinaire construit et culturel, les éléments naturels (eau, air, terre) et les inter-relations entre notre corps et son environnement (respiration, amplitude spatiale....).
La biennale, dont la durée est cette année plus courte (un mois), proposera plus d'événements que les années précédentes : projections de films vidéos de nuit (sur le thème du paysage), projection en des espaces publics quelques jours par semaine, ateliers avec les enfants et les adultes (thèmes du lac et de l'écologie et d'un parcours des sens - parcours urbain), des conférences avec les artistes
À l'issue de la biennale, l'association in situ publiera un livre présentant les quatre biennales réalisé avec Ruedi Baur, agence integral (éditions Écocart).

Commissaire artistique de la biennale : Catherine Grout
Commissaire du mobil art 2002 : Christophe Domino

Textes écrits par C.Grout.
Texte concernant Simonetta Fadda et le mobil art 2002 écrit par C. Domino.

contact presse : Christine Benadretti 06 13 20 61 90
renseignements : Virginie Delumeau 06 21 04 01 04

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Paysages - Du lac au territoire

Le paysage ne se réduit pas à une définition ou à un point de vue, il est une expérience de rencontre avec le monde et les autres. Il résulte aussi de nos interprétations et, bien sûr, de nos actions. C'est pourquoi nous le proposons au pluriel.
Les artistes invités à la quatrième biennale d'Enghien-les-Bains se sont intéressés au site, depuis le lac jusqu'à un élargissement plus ou moins grand du territoire. Le lac constitue la référence de la ville, son point central et son attrait touristique. Des activités économiques (l'établissement thermal, le casino et son théâtre, le grand hôtel) tout autant que symboliques, sont situées en son bord. Par ailleurs, de nombreuses habitations privées l'entourent, créant comme un enclos partiel, limitant l'accès public au lac à quelques endroits ponctuant son pourtour.
Les projets de certains artistes vont ainsi se situer en fonction du lac, en jouant de sa force d'attraction ou de son apparence, de son artificialité ou de son cadre, alors que d'autres, vont, cette année encore, se disperser dans la ville et se mettre en contact avec la vie quotidienne (au marché, à la gare...).

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Lewis Baltz | Aqua alta

Lewis Baltz est un des photographes les plus reconnus concernant la représentation du paysage depuis les années 70. Il a, par exemple, fait partie des photographes ayant travaillé pour la Datar. Son intérêt pour les franges et les zones péri-urbaines a influencé la nouvelle génération de photographes (voir son exposition au Musée d'Art moderne de la ville de Paris au début des années 90). Avec son projet pour Enghien, il s'intéresse au paysage à partir de ses liens entre le local et le global. Il traitera d'un problème planétaire, celui de la montée des eaux due au réchauffement de la planète et le fera à un niveau local en une fiction montrant, par simulation, l'eau du lac envahissant les abords immédiats. Cette simulation, faite grâce à un travail sur ordinateur, nécessite une appréciation très précise de la situation locale (la gestion du lac sur Enghien) départementale (écoulements des eaux) et de la topographie, ainsi qu'une connaissance des conditions climatiques associées à une évaluation du réchauffement annoncé de la planète. Lewis Baltz travaille à la manière des scientifiques qui modélisent en anticipation afin de figurer une évolution. L'image qui en résultera sera placée dans l'espace public et nous fera voir différemment ce qui nous entoure.
neuf tirages couleurs d'une image placés dans les panneaux d'affichage de la ville - visibles jour et nuit pendant toute la durée de la biennale

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Marcel Dinahet | Rives et Dérives

Depuis 1991 Marcel Dinahet réalise des vidéos, et ce, principalement sur des zones de littoral (voir expositions du Quartier à Quimper et du Grand Café de St Nazaire). Ses images faites sur le lac montreront à la fois l'eau et le paysage qui se déploie tout autour. Elles nous proposent une perspective inhabituelle, en particulier avec une prise de vue sur la ligne de flottaison et d'autres depuis l'eau elle-même. De plus, ses images faites à différentes heures de la journée révèlent des colorations étonnantes, des effets de reflets et de mélanges. Le paysage que nous verrons et découvrirons sera vu non plus depuis une position stable et connue, mais à partir des éléments eux-mêmes (eau, vent, air, terre) et dans leur mouvement .
Le mode de présentation de ses images sera diversifié (vidéo diffusée par un moniteur et projections).
Vidéo dans un guichet de la salle des Pas Perdues (Gare SNCF), visible de 6h à 20h sauf dimanches et jours de fêtes.
Projection sur écran suspendu dans le marché, les mardi, jeudi et samedi de 8 h à 13h
En projet : projection sur écran géant, le soir du vernissage

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Exilhäuser Architekten | Zusatzraum - Enghien-les-Bains

Pour cette quatrième biennale, l'association in situ a demandé à Exilhäuser, groupe de jeunes architectes allemands de Münich (Katrin Aldenhoven, Bibi Kammerl, Eik Kammerl et Jörg Pottrick), de dessiner une structure d'accueil qui ne soit pas seulement fonctionnelle et qui participe de la biennale à part entière. Zusatzraum, littéralement " pièce ajoutée ", leur maison (montrée lors de la manifestation Kunstprojekte-Riem à Münich en 2001) leur a apporté une certaine notoriété. La version qu'ils proposent pour Enghien est plus modeste, adaptée à la situation locale et aux proportions de la ville. Elle conserve leur sens de l'efficacité, de la clarté, en favorisant
pour le public un accueil ouvert et non dénué d'humour. Zusatzraum offrira plusieurs points de vue sur la ville et le lac et sera le point de rencontre et lieu de réunion des informations. Seront à disposition: casques et baladeurs pour écouter l'œuvre sonore de Dominique Petitgand, présentation du processus pour l'œuvre de Wu Mali, journaux et guides de la biennale, informations concernant la ville et le paysage du Val d'Oise…
L'architecture est située au bout de la rue du Général de Gaulle face au lac. Ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 19h.

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Simonetta Fadda | Game over
conçue pour le mobil art 2002
Simonetta Fadda, artiste italienne gênoise d'origine, vit aujourd'hui à Milan. Elle a une production de pièces vidéo qui souvent se construisent au travers d'un regard sur des comportements humains inscrits dans le paysage de la ville, ou même qui constituent ce paysage. Artiste, elle est aussi critique et essayiste. Elle a précisément publié il y a deux ans un volume sur l'histoire de la vidéo en Italie. C'est à la prise de vue et plus encore au montage -voire dans la constitution sur écran- qu'elle travaille et construit la nature de l'image vidéo.
Ses prises de vue trouvent leur origine dans des mouvements et des déplacements de la population urbaine, ou des arrêts, des pauses dans les mouvements des corps de simples passants, mais aussi dans la saisie d'éléments tirés du paysage (lettrage) ou de l'architecture. À Enghien, elle a été sensible à l'aspect de paysage invisible qui s'affirmait au travers des flux de passants et des transformations de population -cette évidence discrète que portent les corps et les visages des passants. La ville est traversée par les rythmes : parce qu'elle est à la fois une ville de banlieue, et une ville balnéaire, des rythmes qui s'effacent les uns les autres, qui se rendent mutuellement invisibles. C'est dans cette mobilité que l'artiste voit un paysage, le situe, le conçoit, l'image. Loin de dramatiser cette fugacité, Simonetta Fadda prend ici des images de manière neutre et fixe, mais les diffuse sur écran un peu plus loin, dans le même paysage urbain. L'observation prise dans cette boucle restitue sa charge à l'image de l'ordinaire.

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Claire-Jeanne Jézéquel | Elle garde-corps

Est lauréate en 2001 de la Bourse d'Art Monumental d'Ivry (voir ses expositions au Centre d'art de Vassivière en 1999 et au Credac au printemps 2002). Sculpteur, elle travaille les espaces et les espacements en des œuvres qui sont comme des paysages. Ses formes ne sont pas closes sur elles-mêmes, elles incluent le déplacement du visiteur avec sa vision en mouvement. Travaillant cette fois pour l'extérieur, elle élabore des formes très légères, dessinées dans l'espace, sortes de dessins en trois dimensions qui créent un volume semi-clos, comme une exploration de l'air et de nos mouvements. Ces formes résultent de la matérialisation en fonte d'aluminium d'un filet d'eau en mouvement.
L'œuvre située en bordure du lac, dans le jardin de la presqu'île aux fleurs, sera visible aux heures d'ouverture du jardin (9h à 19h)

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Walter Niedermayr

La manière de voir et de photographier le réel de l'artiste italien Walter Niedermayr se fait sans discrimination, et souvent avec un certain humour (voir son exposition au Centre Photographique d'Ile-de-France). Connaissant son intérêt pour les autoroutes, nous lui avons proposé de photographier les paysages de la Région Ile-de-France comportant des échangeurs autoroutiers. Choisissant pour l'occasion des emplacements en hauteur, il a capté l'étendue des sites, les aménagements et structures urbaines, les mouvements (topographie, aménagements) privilégiant ainsi une approche à l'échelle du paysage. Ses images montrent la complexité des inter-relations entre plusieurs modes de construction (habitat, infrastructures, péri urbain) et de déplacements (plusieurs vitesses, plusieurs échelles temps-espace).
neuf tirages couleurs d'une image placés dans les panneaux d'affichage de la ville - visibles jour et nuit pendant toute la durée de la biennale

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Dominique Petitgand | Ombres portées et gestes vocaux

Dominique Petitgand a par exemple, participé à l'exposition Traversées (au Musée d'art moderne de la ville de Paris, 2001), à la préfiguration de la 4ème biennale à Enghien, le samedi 15 septembre 2001. Pour la biennale, il élabore une œuvre sonore évoquant des espaces intérieurs peuplés de personnes et d'évènements. Dominique Petitgand définit ses œuvres comme des " récits et paysages mentaux ". Son œuvre se situe dans l'ambiguïté entre la réalité, puisqu'il reproduit du réel enregistré au préalable et la fiction, puisque la matière première est découpée, manipulée, transformée et remontée afin d'être recontextualisée et d'acquérir une nouvelle existence. Ici, le paysage mental qu'il proposera se développera à partir de sons intérieurs et lointains provenant de voix, de souffles, de " gestes vocaux " et de choses. Les sons que nous entendrons, seront ainsi des " architectures / miniatures sonores et mentales, entendus par le filtre d'une pensée, d'une écoute affective ". D. Petitgand
Trois écoutes de l'œuvre sonore seront proposées au public : à partir d'un casque/ une diffusion dans l'espace urbain/ un CD audio

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Wang Te-yu | Building houses in Enghien

Pour la biennale, Wang Te-yu, jeune artiste taiwanaise, propose une œuvre en deux parties complémentaires qui interroge la notion de maison idéale et d'habitat. La première partie consiste en la réalisation de silhouettes de maisons typiques d'Enghien appartenant au patrimoine architectural du 19ème siècle qui lui font penser aux illustrations de son livre préféré quand elle était enfant. Ces silhouettes, qu'elle réalisera en papiers découpés, formeront de petits villages dans la ville : elle les posera en divers endroits ainsi que sur le lac. Son intervention se continue par une incitation à dessiner notre maison idéale et à la réaliser dans le même matériau (du papier blanc). La portée de son projet dépasse ainsi l'anecdote des maisons locales pour interroger le processus imaginaire qui nous fait projeter certaines formes plutôt que d'autres, qui nous fait construire d'une manière plutôt que d'une autre et nous placer ou non en lien avec le paysage (nous et notre maison).
Localisation en divers endroits de la ville

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Wu Mali

Depuis quelques années, Wu Mali initie dans l'élaboration de ses œuvres la participation de personnes (projet à New York 2001, ou à Hong Kong intitulé Collective Dreams 1996). Cela peut être un groupe plus ou moins défini avec lequel elle travaille, ou bien un nombre indéfini : un rassemblement de personnes se crée à partir d'un intérêt commun associant le lieu (souvent ces personnes vivent au même endroit), à partir de l'imaginaire (en faisant appel aux rêves) et à l'histoire contemporaine (histoires personnelles et contexte social). Pour la biennale d'Enghien, elle envisage une œuvre qui se développerait durant l'année avec les habitants et les enfants autour du lac, le lac étant à la fois un lieu symbolique et un espace environnemental (eau, plantes, animaux) partagé, ici, entre des intérêts privés et publics. Ayant remarqué l'aspect artificiel du lac (l'aménagement de cet ancien étang a fini quasiment par le neutraliser), elle souhaite réintroduire des éléments vivants. Son projet est initié par la volonté d'enclencher une réflexion sur l'écologie en milieu urbain.
Jardin situé près du pont de la Muse, accessible tous les jours.
Ateliers avec les enfants du Centre de Loisirs d'Enghien-les-Bains

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La biennale est conçue et initiée par l'association in situ en étroite collaboration avec la Ville d'Enghien-les-Bains. Sur l'invitation de la Médiathèque d'Enghien-les-Bains, les élèves du département 'art et espace' de l'ENSAD présenteront leurs propres réalisations sur le thème de la Biennale.
A l'initiative du Conseil Général du Val d'Oise, la Ville d'Enghien-les-Bains propose un cycle de conférences sur l'art contemporain à la Médiathèque avec le concours de l'association Connaissance de l'art contemporain.

Avec le soutien de la Ville d'Enghien-les-Bains, la DRAC Ile de France, le Conseil Régional Ile de France, le Conseil Général du Val d'Oise, l'AFAA, Marcanterra, Pinson Paysager, ENTRA, Thomson…
En partenariat avec La SNCF, le Centre des Arts d'Enghien-les-Bains, la Médiathèque d'Enghien-les-bains.
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